Les champs d’application de la sophrologie

Pour s’y retrouver dans l’éventail des applications de la sophrologie, le mieux est d’envisager ses deux branches principales : clinique et socio-prophylactique.

Le champ clinique va concerner :

  • la gestion de la douleur ;
  • l’accompagnement aux traitements (anti-cancer…) ;
  • la préparation à la parentalité ;
  • le complément aux psychothérapies ;
  • l’accompagnement des suites de chirurgie ;
  • la kinésithérapie ;
  • les addictions (tabac, alcool, drogue, sucre, achats compulsifs, jeux sur Internet…) ;
  • les risques cardio-vasculaires ;
  • la reconstruction après une crise (infarctus, AVC, eczéma… mais aussi rupture amoureuse, divorce).

Dans tous les cas cliniques, la sophrologie permet au sophronisant de se réapproprier son corps avec bienveillance pour aller vers une existence sereine.

Le champ socio-prophylactique concerne :

  • l’estime de soi ;
  • la gestion du stress ;
  • le burn-out ;
  • les insomnies ;
  • les phobies ;
  • la préparation aux examens, aux compétitions sportives ;
  • la concentration ;
  • la mémoire ;
  • la créativité ;
  • chez les enfants : l’hyper-activité, les troubles oppositionnels…

Dans le champ socio-prophylactique, le sophronisant a des objectifs, qu’il sera amené à envisager sous l’angle de ses valeurs personnelles profondes, afin de se construire une vie harmonieuse.

Qu’est-ce que la sophrologie ?

On associe souvent la sophrologie aux techniques de relaxation, pourtant la sophrologie est une véritable philosophie de vie, associée à un entraînement quotidien, un travail sur soi tout comme le yoga dont les vertus sont bien connues.

Considéré comme le père de la sophrologie, le neuropsychiatre Alfonso Caycedo a créé cette technique en 1960. Il l’a définie lui-même comme « la science de la conscience et des valeurs de l’existence ».

Le mot a été construit à partir du grec :

SÔS : paix, harmonie, sérénité

PHREN : esprit, conscience, cerveau

LOGOS : discours, science, étude

Plus simplement, on peut dire qu’il s’agit d’une méthode d’aide psychocorporelle permettant à l’individu de s’épanouir, d’utiliser au mieux ses potentiels grâce au renforcement de sa capacité d’amortissement émotionnel.

Cette technique adaptée aux Occidentaux est nourrie de yoga, de Bouddhismes tibétain et zen, d’hypnose et de relaxation. Inspirée aussi de philosophie phénoménologique et existentielle, elle consiste en une « mise entre parenthèses » où l’être se concentre sur « la chose elle-même, en suspension de jugement ».

Aujourd’hui la sophrologie gagne en notoriété auprès du grand public et en crédibilité auprès du corps médical. Les sophrologues ont étoffé la discipline au fil des ans grâce à des découvertes médicales et aux neurosciences pour remonter jusqu’au biologique de l’être. Parce que prendre soin de soi passe par une prise de conscience de son corps, de sa biologie.

À l’heure où il est impératif de rester jeune et en bonne santé – voire de rajeunir 😉 – la sophrologie permet de renforcer son équilibre physique et mental. Et une fois corps et esprit renforcés, le « sophronisant » est invité à une réflexion sur les valeurs de l’existence… Un vaste sujet !! Très personnel !! Une des parties les plus riches du cheminement sophrologique.

En bref, la sophrologie offre une intéressante boîte à outils adaptée aux aléas de la vie, ouverte aussi bien aux adultes qu’aux adolescents et enfants, invités à aller puiser au cœur de leurs ressources intérieures, pour renforcer leurs structures saines et rétablir leur équilibre personnel : vivre de manière plus positive le présent pour se projeter dans l’avenir sereinement.

Car le rôle clé de la sophrologie est d’aller dynamiser le positif de l’être : retrouver sa joie de vivre, sa motivation, préparer un examen, une compétition sportive, une prise de parole en public, surmonter ses peurs, ses phobies, booster sa créativité…